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COMMUNIQUE DE PRESSE

Réforme de la PAC : Une caution verte pour tous

05.11.2013

ça devait être la révolution portée par la réforme de la PAC* pour 2015-2020 : un paiement vert, «rémunération pour des pratiques bénéfiques pour le climat et l'environnement». De lobbying en renoncements, le dispositif a finalement perdu toute son ambition.

Les négociations prennent le chemin d'un paiement vert pour tous, sans qu'il faille changer quoi que ce soit aux pratiques. Même la monoculture de maïs pourrait y avoir droit ! Qui plus est, la somme attribuée sera fonction des références historiques au lieu d'un montant égal pour tous par hectare. Une nouvelle fois, ce sont donc les mieux dotés de la PAC* qu'on favorise, là où on devrait encourager ceux qui font de véritables efforts. Une nouvelle fois, les agriculteurs de Dordogne ne seront pas mieux pris en compte !

Dans la plupart des cas, ceux qui ont aujourd'hui les aides à la surface les plus importantes, sont ceux qui ont des productions les moins en phase avec les préoccupations environnementales. En conservant les différences de paiement anciennes, on va donc donner plus à ceux qui remplissent moins cet objectif. Par ailleurs, on considèrera, dans les surfaces d'intérêt écologique, des éléments naturels (haies, arbres, mares...) mais aussi des cultures productives, y compris avec usage de produits chimiques. Quant à la diversité des cultures, les maïsiculteurs, qui ont un sens aiguë de l'agronomie et de la diversité, pourraient obtenir que soient considérées comme des cultures différentes le mais semence, le mais grain et le mais doux.

Sur l'obligation de maintien de prairies permanentes, objectif partagé par la Confédération paysanne, on ne peut que faire le constat que cette contrainte pèsera surtout sur les éleveurs qui poursuivent leur activité. On constate aujourd'hui que la disparition des prairies est surtout due à l'abandon de l'élevage dans des fermes qui deviennent céréalières.

Dans la phase actuelle de négociations, la Confédération paysanne de Dordogne voudrait bien que ces inquiétudes soient contredites par le ministre de l'Agriculture. Après un arbitrage du Président de la République qui a laissé de côté la justice sociale, l'ambition d'une cohérence environnementale, affichée à l'origine, ne doit pas subir le même sort.


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