Violences de la Coordination Rurale dans le Gers et silence de l’État : le « deux poids, deux mesures » face à l'intimidation syndicale
La Confédération Paysanne de Dordogne condamne avec force les violences et menaces perpétrées contre Sylvie Colas, la porte-parole de la Confédération du Gers, par des militant·esde la Coordination rurale, lors du procès de leur président à Auch le 3 septembre. Ce dernier était jugé pour « provocation publique à commettre un crime »suite à ses propos« les écolos, la décroissance veulent nous crever, nous devons leur faire la peau ».
Les représentant·es des associations partie civile ont été pris·es àpartie et ont essuyé des sifflets, des insultes et de jets d'œufs pourris. Parmi leur soutien, notre camarade Sylvie Colas, porte-parole de la Confédération paysanne du Gers a été particulièrement prise pour cible, avec une tentative d'agression physique. Ces violences verbales et physiques, commises par des membres et responsables syndicaux de la CR, adeptes de la stratégies du bouc-émissaire, sont intolérables. La Confédération paysanne sera en soutien des suites judiciaires qui seront entreprises par notre camarade Sylvie Colas.
Les paysan·nes et citoyen·nes qui s'engagent en faveur de l'agriculture paysanne ne sont pas les ennemis du monde agricole. Bien au contraire. C'est bien le système agro-industriel et tous ses suppôts qui sont responsables de la situation mortifère dans laquelle se trouve une grande partie des paysan·nes.
Face à la gravité des faits, nous nous interrogeons sur l'absence de réaction des services de l'État, tant au niveau département que national. Comment tolérer que la Coordination Rurale ait pu s'installer librement devant le tribunal d'Auch, planifier son action et multiplier les insultes et les jets de projectiles sans la moindre intervention ? Ce profil bas des autorités face à des élu·es, des syndicalistes et des associations reconnues d'intérêt public est un signal dramatique.
Ce laisser-faire illustre un « deux poids deux mesures »qui se systématise de plus en plus : d'un côté l'Etat n'hésite pas à déployer un arsenal répressif disproportionné contre les militant·es qui défendent l'agriculture paysanne et le vivant ; de l'autre les autorités se complaisent dans un silence complice avec des militant·es qui incitent ouvertement à la haine et à la violence.
La Confédération paysanne exige que l'État sorte de cette complaisance et applique le droit avec la même fermeté pour tous·tes.








