Dordogne

BIODIVERSITÉ : NOS POSITIONS

Biodiversité végétale et animale : Un outil indispensable pour le travail du paysan

La diversité génétique végétale et animale sélectionnée dans les fermes a donné respectivement des variétés et des races adaptées à la diversité des climats, des sols, des reliefs et plus généralement des territoires. Diversité des territoires dont l'élevage industriel tend à s'affranchir. Les multiples organismes vivants contenus dans la nature et dans les sols sont indispensables à l'équilibre du milieu naturel et par voie de conséquence à l'agriculture. Les agriculteurs doivent être libres de semer, de sélectionner leurs animaux et de cultiver comme ils le veulent.
 
La culture d'OGM dans nos champs est incompatible avec la culture de plantes non OGM pour cause de contamination de ces dernières. Prôner les semences OGM revient à livrer pieds et poings liés le paysan aux firmes semencières puisqu'aucun retour en arrière n'est possible.
 

Situation en Dordogne :

  •  La Conf' lutte contre la loi COV* (loi qui restreint les droits des paysans à resemer) en adéquation avec le niveau national et participe aux luttes contre les OGM.
  • La FDSEA* tient un double langage en défendant les intérêts des agriculteurs pour ce qui est des COV* sur les semences tout en restant sous la coupe de Xavier Beulin, roi des agrocarburants. Cette position schizophrénique ne parait guère défendable en Dordogne.
  • Jusqu'à maintenant les paysans périgourdins ont participé au développement d'une grande biodiversité, c'est un patrimoine fragile, qu'il est important de préserver pour pouvoir le transmettre.

Objectifs :

Cultiver une diversité d'espèces végétales : L'agriculteur doit avoir le choix de ressemer, échanger et vendre ses semences.

Élever une diversité d'espèces animales : L'éleveur, doit lui pouvoir garder, échanger, vendre ses reproducteurs ce qui serait compromis par l'obligation d'utiliser des mâles certifiés.

Refuser la contamination génétique de toute l'agriculture et de l'alimentation.

S'opposer au fait que la biodiversité soit vendable : Les écosystèmes sont locaux ; planter des arbres ou préserver des espèces quelque part ne résout pas le problème de leur disparition là où ils sont indispensables. Refus des brevets sur le vivant.

Maintenir le droit du paysan à choisir le système agraire lui convenant : qu'il travaille en agriculture conventionnelle ou sous signe de qualité, l'agriculteur doit être épaulé par les divers organismes agricoles dont naturellement la Chambre d'Agriculture.

Revendications :

Abroger la loi sur les COV* qui vise à renforcer les droits de propriété de l'industrie semencière.

Mettre en place un système d'aides directes pour soutenir les fermes s'engageant sur des démarches à préserver la biodiversité locale.

Promouvoir les droits collectifs des agriculteurs : accès et gestion collective des semences, de la terre, de l'eau et de l'ensemble des ressources naturelles.

Non au brevetage du vivant : interdire les droits de propriété intellectuelle sur le vivant.

Permettre aux apiculteurs de travailler par l'interdiction de toute culture d'OGM en France.

Maintien du moratoire sur le maïs MON 810.

Étiqueter les produits carnés issus d'animaux ayant consommé des OGM.

 

Les autres syndicats ne répondent pas à vos préoccupations:
  • FNSEA* : Double langage à la FNSEA* qui, d'un côté, estime que « la production agricole s'inscrit pleinement dans les objectifs du développement durable » et, de l'autre, soutient la loi sur les certificats d'obtention végétale (COV*) et la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) visant à restreindre les droits des agriculteurs. Selon l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM*), section spécialisée de la FNSEA*, la culture des OGM relèverait de la « liberté de choisir ». L'AGPM* a déposé un recours contre le moratoire sur le MON 810 oubliant ainsi le principe fondamental selon lequel sa propre liberté s'arrête où commence celle du voisin.
  • CR : Elle n'a aucune revendication et propose d'abandonner ces questions aux lois du marché.


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