Dordogne

CHRONIQUE APICOLE N°8

Aprés toute cette pluie le printemps est de retour. Dans les ruches il y a près de deux semaines d'avance, les fortes températures ont fait exploser les floraisons des fruitiers, des pissenlits, des buis, des saules et autres.. En ce moment j'ai laissé le travail d'atelier (fabrication de ruches, travaux dans la nouvelle miellerie..) pour profiter de ce très beau temps afin d'effectuer mes visites aux ruchers.

C'est la première année que je contrôle aussi précocément les ruches. Le but de ces visites dites de printemps est de faire un état des lieux de l'état général de la colonie.

On vérifie si les réserves de miel sont suffisantes, si le couvain est en bon état. Le couvain est l'ensemble de la ponte de la reine aux différents stades d'évolution : oeuf et larve que l'on nomme couvain ouvert, puis, nymphe nous l'appelons couvain fermé (comme les papillon l'abeille se transforme de larve en abeille dans un cocon).

Si le couvain est bien compact (les larves sont côte à côte, au centre des cadres...), la reine est en bonne condition, si au contraire il est mosaïqué c'est qu'il y a un problème provenant soit de la reine (vieille ou mal fécondée) soit d'une trop forte présence du varroa qui se reproduit dans le couvain parasitant les larves d'abeilles. Autre type de couvain que l'on rencontre : du couvain uniquement constitué de faux bourdon (des mâles) facilement visible car il est plus gros et bombé. A ce moment là on déclare la colonie bourdonneuse et non viable, les abeilles de cette colonie seront tappées en l'air devant d'autres ruches qui les accueilleront.

Lors de cette visite on juge également la force de la colonie en fonction du nombre d'abeilles et du nombre de cadres de couvain. Les plus fortes seront les premières à vouloir essaimer le mois prochain. (Je vous en reparlerai en avril-mai). A ce jour j'ai contrôlé environ la moitié des ruches. Le bilan est plutôt satisfaisant. Nous avons un taux de pertes hivernales d'environ 10% .

Ici nous fuions les champs de grandes cultures tels que le maïs qui est enrobé de pesticides et dont le pollen trés protéïné est souvent stocké dans la ruche, servant de nourriture aux larves en entrée et sortie d'hiver. Celà est cause d'intoxication massive. Les cultures traditionnelles de pommiers sont aussi fortement traitées et causent beaucoup de pertes à cette période. Pour l'instant, seules quatres ruches sont mortes dans l'hiver : une à cause d'un oiseau qui est entré faire sont nid dans la ruche, une autre pillée par une souris et deux qui dont la reine est morte et qui n'ont pas pu en fabriquer une autre viable (trace de cellule royale).

Nos choix de fuire les cultures sont donc payants mais aditionnés à ces 1 ou 2 % de pertes hivernales pures il faut ajouter le nombre de ruches bourdonneuses qui reflète un problème de fécondation (observé chez bien d'autres animaux). Plus quelques ruches orphelines dont la reine est morte, et nous arrivons à 10% de pertes. Même si le "paysan" râle tout le temps, c'est un bon résultat au regard des 30% de moyenne nationale (certains dépassant les 50%).

Bon ce n'est résultat provisoire car il y a encore la moitié du cheptel à contôler cette semaine si le temps le permet. Disons que la saison se présente bien même si on craint toujours une dégradation de la météo qui causerait de gros dégats vu l'avancement de la végétation.

 

Peter Esnaut, Fleur de Miel

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