Dordogne

CHRONIQUE APICOLE N°4

Ça y est les journées sont trop courtes, la saison est lancée !
Avec le retour des belles journées, la nature veut rattraper son retard, tout fleurit en même temps ; prunier, cerisier, poirier, pommier, pissenlit... et plein d'autres fleurs sauvages. Cette année, à cause de l'interdiction de l'enrobage des semences avec certains produits (Cruiser..), le colza a déserté les champs, heureusement pour nous apiculteurs bio. L'aubépine pointe sont nez ce qui veut dire que d'ici une semaine nous allons poser les hausses et commencer la saison miellifère. Mais d'abord, il faut fabriquer des essaims...
Dimanche dernier j'ai greffé des larves d'abeilles, que j'ai déposé sur un cadre d'élevage composé de cupules en cire (des petites coupelles) que l'on fixe sur des bouchons en bois. Ensuite j'ai introduit ce cadre dans une ruche orpheline (c'est-à-dire sans reine) et aussi tôt les abeilles se sont mises à élever ces larves pour en faire de nouvelles reines, en apportant de gelée royale en quantité et en étirant la cellule. 
Dix jours plus tard je mettrai ces bouchons porteurs de cellules royales dans des cages (dur de naître en cage ! mais c'est une précaution nécessaire pour les garder en vie sinon la première à naître tue toutes les autres). Les onze, douze ou treizième jour les reines vont naître et je placerai ensuite chacune dans un essaim que nous aurons constitué auparavant ; une nouvelle colonie est constituée ! 5 ou 6 jour après sa naissance, la reine partira (souvent vers 13h) pour être fécondé en vol par des mâles dit « faux bourdons ». La reine est fécondé une seule fois dans sa vie ; elle stocke les semences récoltées dans une spermathèque, dans laquelle elle piochera au fur et à mesure. Mais si à cause de la météo, le vol nuptial ne peut pas avoir lieu, les reines ne seront pas fécondées et l'apiculteur devra recommencer son travail.
Cette semaine nous allons installer des trappes à pollen (sur la première photo, vous pouvez apercevoir les pelotes de pollen que les abeilles confectionnent et transportent acrochées à leurs pattes). Nous mettons une grille à l'entrée de la ruche, là où les butineuses circulent. Cette grille retient une partie des pelotes de pollen, qui tombent dans un tiroir. On récolte ensuite les pelotes de pollen qui sont tombée dans des tiroirs, tous les trois jours. Ensuite pour conserver ce pollen, deux méthodes existent. Soit le sécher grâce à un séchoir où sera ventilée la chaleur créée par une résistance. Cette technique altère la majeur partie des qualités du pollen. L'autre méthode, que nous utilisons, est la congélation. Le pollen peut être congelé-décongelé-recongelé... sans problème, tant que le couvercle, bien fermé, ne laisse pas passer l'humidité. Nous conditionnons ensuite le pollen dans les pots en verre de 500g.
Au fur et à mesure que la saison avance, le travail de préparation des ruches s'accélère, mais nous continuons à construire notre nouvelle miellerie. Les murs sont enfin terminés et j'attends de recevoir ma commande de bois pour commencer le plafond. Il ne restera plus que le carrelage et l'électricité, et la préparation de la salle « d'accueil » des hausses (avant extraction) pour que la miellerie soit opérationnelle.
Pensez au piégeage des frelons asiatique : c'est la période !
Salutations apicoles,
Peter et Sylvie,
Fleur de miel

Crédits photos : Fleur de miel
MOBILISATIONS
Stop TAFTA !
Le Grand marché transatlantique ne se fera pas !
en savoir +

Procès des 1000 vaches
28 octobre 2014 à Amiens, mobilisation en soutien aux militants de la Conf'
en savoir +

Terres de schiste
La Confédération Paysanne soutien la campagne Terres de schiste initiée par Les Amis de la Terre
en savoir +
Tous droits réservés - Confédération Paysanne de Dordogne