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24.01.2019

Présence du loup en Dordogne, les éleveurs ont le droit de savoir !

Les attaques sur des animaux d’élevage par des prédateurs ces dernières semaines dans le nord Dordogne ont augmenté. Lors de différentes réunions avec les services de l’État, la semaine dernière, ils n’ont pas décidé d’accélerer les procédures pour identifier la présence du loup en Dordogne. La Confédération paysanne de Dordogne défend le fait que les éleveurs ont le droit de savoir au plus vite! Si la présence du loup est confirmée, ils doivent être en mesure de se protéger. Les services de l’État, quant à eux, doivent actionner au plus vite les mécanismes de défense et d’indemnisation.

Un loup a été tué en octobre 2015 à Saint-Léon-sur-Lisle. Après sept longs mois d'enquête, il a enfin été reconnu qu'il s'agissait bien d'un loup. Les éleveurs de Dordogne espéraient être encore tranquilles pour quelques temps… Au vu des veaux et brebis tués ces dernières semaines dans le nord du département (secteur Nontron), les éleveurs ont le droit de savoir pour pouvoir se protéger.

 

En octobre 2018, une cellule de veille « loup » a été mise en place par la Préfecture de Dordogne. Sans reconnaître, ni identifier clairement le loup, malgré plusieurs témoignages concordants, rien n'est mis en place dans l'immédiat par les autorités pour rassurer les éleveurs impactés. Ils ont besoin de savoir rapidement s'il s'agit bien d'un loup, de gros chiens divagants ou tout autre prédateur...

 

La Confédération Paysanne de Dordogne a donc décidé d'agir vite en mettant à la disposition des éleveurs qui le demandent, se trouvant en zone impactées, des pièges-photographiques, afin qu'ils puissent savoir s'il s'agit bien du loup ou d'un autre prédateur. S'il s'avérait que le loup soit présent en Dordogne, les services de l'État devront alors prendre leurs responsabilités le plus rapidement possible.

 

La Confédération Paysanne sans être pour l'éradication du loup, demande à ce que l'Etat, affirmant ne pas vouloir favoriser la présence du loup sur notre département, se donne les moyens d'empêcher toute perturbation des activités d'élevage. Il s'agit de prévenir les attaques, de protéger les troupeaux, voir de procéder au retrait physique des prédateurs sans que pour autant les éleveurs soient mis à contribution.

 

Le loup est certes une espèce protégée. Le nombre d'individus dépasse actuellement les 500 (nombre nécessaire pour rendre l'espèce pérenne). Peut-on pour autant se permettre que les éleveurs affrontent une difficulté supplémentaire ? Les hommes et les femmes qui vivent au quotidien dans des espaces naturels, qui occupent et entretiennent les paysages, qui défendent un élevage de plein air, tout en produisant une alimentation de proximité et de qualité, doivent savoir et pouvoir se défendre !

 

Contact :

Jules Charmoy, porte parole, 06 85 70 12 75


Crédits photos : Ryan Jaime-Fotolia
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